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Page du registre de commerce de Marthe Jeanne Vincent Il est fait mention des dépenses réalisées par l’émailleuse pour des activités d’enfilage et pour la rémunération de ses ouvrières
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Image. 4 : Planche « Émailleur à la lampe Perles fausses». Planche II. “Fig. 1: Ouvriere qui écaille le poisson nommé ablette, dont l'écaille sert à colorer les perles.
Fig 2 : Ouvriere qui suce avec un chalumeau de verre la liqueur, dans laquelle l'écaille de l'ablette est dissoute.
Fig 3 : Ouvriere qui introduit en soufflant dans le chalumeau une goutte de cette liqueur dans la girasolle ou perle fausse, qu'elle jette ensuite dans la corbeille qui est placée dans le sasseau qui est sur la table.
Fig 4 :Ouvriere qui attache les perles sur un bâton ou regle enduite de cire, pour les remplir de cire en les plongeant dans la terrine qui est devant elle.
Fig 5 : Ouvriere qui cartonne, c'est-à-dire qu'elle introduit un rouleau de papier dans la perle.
Fig : 6 Ouvriere qui coupe le carton avec un couteau.
La partie basse de la planche présente des outils utilisés pour le cartonnage des perles (fig. 4 à fig. 8), le procédé de dépôt de la cire (fig. 9) et la table sur laquelle l’ouvrière remue les perles afin de mieux répartir la teinture (fig. 10 à fig. 11). »
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Planche « Émailleur à la lampe Perles fausses». Planche I. Fig. 1 : Émailleuse qui réduit la girasol (Variété de quartz hyalin à fond laiteux, qui a des reflets d'un rouge de feu) en petits tubes.
Fig. 2 : Ouvrière qui souffle le tube pour former la perle
Fig 3 : Bordage de la perle
Les figures 4 et 5 portent sur la fabrication du fil de verre (utilisé pour réaliser des aigrettes ou orner des bijoux).
La partie basse de la planche présente la table de travail des ouvrières, équipée d’un soufflet qui permet d’actionner grâce à une pédale la flamme des lampes.
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Planche « Émailleur à la lampe » La partie haute représente l’émailleur dans une arrière-boutique ou un cabinet dans l’obscurité, à sa table et travaillant avec la lampe. La partie basse présente la lampe d’émailleur (fig. 2 et fig. 3), le couteau d’acier utilisé pour séparer les pièces d’émail du girasol (fig. 1) et la cuvette dans laquelle est placée la lampe (fig. 4).
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Page du registre de commerce de Marthe Jeanne Vincent, sur laquelle il est indiqué « maîtresse émailleuse ». (Archives de Paris, D5B6 2397)
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Détail de l’antependium de la chapelle de l’hôpital, Coutances.
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Antependium de la chapelle de l’hôpital, Coutances. Musée Quesnel Morinière. Collections en ligne des musées de Normandie. collections.musees-normandie.fr. licence CC0
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Les statuts des « patenostriers et boutonniers d’esmail »
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Violation de domicile et attentat à la liberté du travail dénonciation de 14 enfileuses de perles qui, le 22 août, vers 10h, ont fait irruption dans la maison de la mistra Canciani Angela fu Giuseppe, âgée de 53 ans, habitant à S. Pietro di Castello, pendant qu’elle travaillait avec sa sœur Anna, âgée de 45 ans, exigeant qu’elle quitte le travail et lui ont arraché des mains l’ouvrage commencé, et ont emporté les aiguilles. La femme à la tête du groupe a été identifiée en Zanella Santina appelée Cecilia Margherita, fille de Gaetano et de Zennaro Teresa, née à Chioggia le 23 novembre 1873, mariée à Costantini Augusto, fugitive.
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« Au milieu des enfileuses de perles. Le meeting du Ridotto ». Il Giornaletto, hebdomadaire socialiste de Venise, 29 juin 1904. Les ouvrières, réunies au théâtre du Ridotto, assistent au discours du représentant de la Chambre du Travail, qui, toutefois, n’arrive pas à se faire entendre, « car, bien qu'il soit équipé d'une puissante sonnette, il ne parvient pas à dompter le bavardage assourdissant de nos enfileuses ». L’orateur déplore le brouhaha excessif auquel elles se sont laissées aller lors du dernier meeting, car cela porte préjudice à leur cause : « à Venise on reconnaît vos tristes conditions, mais vous perdriez l’appui des citoyens si, au lieu de privilégier le sérieux de l’agitation vous vous laissiez aller à des clameurs et des cris désordonnés ». Dans cet article aussi, le portrait d’une gréviste, cette fois-ci une jeune femme
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« Angela Ciribiri. La doyenne des enfileuses de perles » À l’occasion de la grève de 1904, l’hebdomadaire socialiste de Venise, Il Giornaletto, du 29 juin 1904, consacre un article, et une caricature, à cette femme, âgée de 80 ans, mère de douze enfants, et qui participe au meeting des grévistes au théâtre Il Ridotto. Au journaliste qui l’interroge elle répond que c’est son fils “fou de ces choses” qui lui a recommandé d’aller au meeting.
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Convocation par le maire de Murano de deux femmes ayant participé aux manifestations Convocation par le maire de Murano de deux femmes ayant participé aux manifestations : Zuffi Barbara et Rossetto Maddalena appelée Maffeti.
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Pétition des enfileuses de perles Il ne s’agit clairement pas de signatures autographes, est-ce qu’elles savaient écrire ? On remarquera la répétition des noms, qui mettent en évidence l’importance des liens familiaux dans ce métier. “Les humbles femmes soussignées, enfileuses de conterie, lorsqu'une guerre inconsidérée entre les patrons n'avait pas déprécié les marchandises au point de les vendre au-dessous de leur coût, avaient un prix pour leur travail tel qu'une femme diligente aurait pu gagner honnêtement sa vie seule ou aider efficacement sa famille si elle était mariée, et aurait pu s'estimer suffisamment récompensée pour son labeur [...], mais, à cause de la fatale concurrence entre producteurs, [...] le travail de toute une longue journée d’été qui se prolonge parfois dans la soirée et dans la nuit est payé au maximum 30 ou 35 centimes”
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Pétition des enfileuses de perles. Il ne s’agit clairement pas de signatures autographes, est-ce qu’elles savaient écrire ? On remarquera la répétition des noms, qui mettent en évidence l’importance des liens familiaux dans ce métier. “Les humbles femmes soussignées, enfileuses de conterie, lorsqu'une guerre inconsidérée entre les patrons n'avait pas déprécié les marchandises au point de les vendre au-dessous de leur coût, avaient un prix pour leur travail tel qu'une femme diligente aurait pu gagner honnêtement sa vie seule ou aider efficacement sa famille si elle était mariée, et aurait pu s'estimer suffisamment récompensée pour son labeur [...], mais, à cause de la fatale concurrence entre producteurs, [...] le travail de toute une longue journée d’été qui se prolonge parfois dans la soirée et dans la nuit est payé au maximum 30 ou 35 centimes”
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Pétition des enfileuses de perles Il ne s’agit clairement pas de signatures autographes, est-ce qu’elles savaient écrire ? On remarquera la répétition des noms, qui mettent en évidence l’importance des liens familiaux dans ce métier. “Les humbles femmes soussignées, enfileuses de conterie, lorsqu'une guerre inconsidérée entre les patrons n'avait pas déprécié les marchandises au point de les vendre au-dessous de leur coût, avaient un prix pour leur travail tel qu'une femme diligente aurait pu gagner honnêtement sa vie seule ou aider efficacement sa famille si elle était mariée, et aurait pu s'estimer suffisamment récompensée pour son labeur [...], mais, à cause de la fatale concurrence entre producteurs, [...] le travail de toute une longue journée d’été qui se prolonge parfois dans la soirée et dans la nuit est payé au maximum 30 ou 35 centimes”
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Enfileuses de perles à S. Isepo de Castello Bien que prise quelques années après la photo précédente, on observe que les modalités et les lieux d’enfilage n’ont pas changé. Ces femmes font partie du paysage urbain de Venise et se mélangent aux autres habitants : on note derrière les impiraresse un homme se reposant devant chez lui. On note également dans la main de l’ouvrière de droite un bouquet de perles enfilées.
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Enfileuses de perles dans les rues de Venise, photo de . Même si les habits et les pantoufles ressemblent à ceux des tableaux des peintres. Des murs ébrechés, du pain posé sur des planches en bois, des visages fermés, ici c’est le travail qui domine la représentation et non le rire et les bavardages.
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: Lettre de 4 000 ouvrières « Tout d’abord nous nous excusons d’avoir osé écrire, mais ne pouvant pas trouver d’autres moyens pour faire comprendre toute l’angoisse que nous éprouvons, nous osons adresser notre cri désespéré à un cœur puissant et compatissant. Donc, nous sommes environ 4 000 ouvrières en perles, sous la Société de Murano, qui se languit (sic) de faim et de misère, alors que notre travail compensait le chômage du mari, en nourrissant nos enfants, maintenant non seulement la langueur et la tristesse de nos hommes s’ajoute (à) notre désespoir de nous voir impuissantes et abattues à l’excès. Pendant que le cœur pleure, en entendant les enfants crier par la faim !!! Ces accents sont si douloureux qu’ils nous tuent seulement à les entendre, imaginez-vous le chagrin en entendant répéter le mot « faim ». Pour pouvoir mesurer la distance entre le rassasié et l’affamé, il faudrait éprouver ou avoir éprouvé un tel adjectif… À nous, les pauvres, si le travail manque, tout manque, celui-là est notre soutien, et alors ? »
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Lettre de 4 000 ouvrières « Tout d’abord nous nous excusons d’avoir osé écrire, mais ne pouvant pas trouver d’autres moyens pour faire comprendre toute l’angoisse que nous éprouvons, nous osons adresser notre cri désespéré à un cœur puissant et compatissant. Donc, nous sommes environ 4 000 ouvrières en perles, sous la Société de Murano, qui se languit (sic) de faim et de misère, alors que notre travail compensait le chômage du mari, en nourrissant nos enfants, maintenant non seulement la langueur et la tristesse de nos hommes s’ajoute (à) notre désespoir de nous voir impuissantes et abattues à l’excès. Pendant que le cœur pleure, en entendant les enfants crier par la faim !!! Ces accents sont si douloureux qu’ils nous tuent seulement à les entendre, imaginez-vous le chagrin en entendant répéter le mot « faim ». Pour pouvoir mesurer la distance entre le rassasié et l’affamé, il faudrait éprouver ou avoir éprouvé un tel adjectif… À nous, les pauvres, si le travail manque, tout manque, celui-là est notre soutien, et alors ? »
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Lettre de 4 000 ouvrières « Tout d’abord nous nous excusons d’avoir osé écrire, mais ne pouvant pas trouver d’autres moyens pour faire comprendre toute l’angoisse que nous éprouvons, nous osons adresser notre cri désespéré à un cœur puissant et compatissant. Donc, nous sommes environ 4 000 ouvrières en perles, sous la Société de Murano, qui se languit (sic) de faim et de misère, alors que notre travail compensait le chômage du mari, en nourrissant nos enfants, maintenant non seulement la langueur et la tristesse de nos hommes s’ajoute (à) notre désespoir de nous voir impuissantes et abattues à l’excès. Pendant que le cœur pleure, en entendant les enfants crier par la faim !!! Ces accents sont si douloureux qu’ils nous tuent seulement à les entendre, imaginez-vous le chagrin en entendant répéter le mot « faim ». Pour pouvoir mesurer la distance entre le rassasié et l’affamé, il faudrait éprouver ou avoir éprouvé un tel adjectif… À nous, les pauvres, si le travail manque, tout manque, celui-là est notre soutien, et alors ? »
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Cannes pour murrine.
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Perles Millefiori, Perles de mosaïque, également appelée millefiori : elles sont obtenues en recouvrant la couche de verre, qui se trouve autour du fer (noyau), de nombreuses sections de « murrina ». Pour former une murrina avec des couches concentriques qui se chevauchent, il est nécessaire d'avoir dans le four des creusets contenant du verre tendre de différentes couleurs. On prélève une petite quantité de verre dans le premier creuset à l'aide d'une tige de fer et on la recouvre immédiatement d'une nouvelle quantité de verre provenant d'un second creuset. On peut procéder ainsi en superposant plusieurs couches de couleurs différentes. L'ensemble de ces couches de verre forme un cylindre qui est étiré par les « tiracanna », qui sont toujours des hommes, travaillant dans les usines.
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Le portail de l’ancienne usine des Conterie et cristallerie à Murano, Un homme souffle le verre et une femme tenant d’une main les aiguilles en éventail et, de l’autre, les fils de perles enfilés
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Musée du Verre de Murano : livres d’échantillons de perles “a lume”, “murrina” et “conterie” (XXe siècle)
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Musée du Verre de Murano : livres d’échantillons de perles “a lume”, “murrina” et “conterie” (XXe siècle)