Féminismes :

Courants de pensée regroupant des femmes et des hommes oeuvrant pour l’égalité des droits entre les sexes. Les degrés de ces revendications, les stratégies et requêtes seront très variables. Mais au delà de leurs différences, ces mouvements se recoupent parfois avec d’autres combats idéologiques (pour le contrôle des naissances, la Libre pensée, le socialisme, l’anarchisme, etc.). Marie Bonnevial est considérée comme une des pionnières du féminisme de la première vague.

Libre-pensée :

Mouvement de pensée inspiré par la philosophie des Lumières, de la Révolution française, qui se développe au XIXe siècle et revendique la liberté absolue de conscience. Certains libre penseurs sont athées, d’autres agnostiques ; ils revendiquent le droit des individus à échapper à toute emprise religieuse, de la naissance à la mort. Les libre penseurs s’opposent en 1873 à l’instruction religieuse que devaient dispenser les instituteurs. Au début du XXe siècle ce combat débouche sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905. Membre active et responsable de la Libre pensée en 1904, Marie Bonnevial était très attachée à cette cause. Jusqu’à son enterrement, elle a tenu à être considérée comme libre penseuse.

Socialisme :

Mouvement demandant l’abolition des inégalités de fortune et de condition. Au XIXe siècle, divers courants de pensée (Saint Simon, Fourier, Marx et Engels) proposent des grilles de lecture de la société occidentale qui s’industrialise. Au début du XXe siècle, les socialistes considèrent parfois l’inégalité hommes-femmes comme une des injustices à combattre. Mais les militants socialistes abandonnent souvent aux dames ce champ de revendication et se réservent des thèmes jugés plus cruciaux. Représentant les groupes socialistes de la Guadeloupe en 1900, Marie Bonnevial est une des rares femmes déléguées au congrès général des organisations socialistes à Paris (1900) puis au congrès de Lyon. En 1905, elle suit Jaurès et rejoint la Fédération de la Seine du parti socialiste SFIO.

Syndicalisme :

Depuis la loi Le Chapelier (1791) les corporations étaient interdites en France. Après d’âpres luttes, les syndicats sont autorisés en France par la loi Waldeck-Rousseau (1884). Mais cette liberté ne concerne pas toutes les catégories de salariés. Ce n’est qu’en 1945 que le droit de grève des fonctionnaires sera autorisé et encadré. Marie Bonnevial fait partie de ceux et celles qui luttent pour que des regroupements d’enseignants dits « libres » (dans des écoles non publiques) puissent se regrouper en syndicats. Ils commencent par organiser des caisses de secours mutuels ou d’entraide.